Côté social

Conditions d’engagement

Les candidats doivent être majeurs, avoir l’autorisation de travailler en Suisse, posséder des notions de base en français (parlé et compréhension) et ne pas être au bénéfice de l’assurance invalidité et de l’assurance chômage.

Procédure

Les personnes intéressées sont reçues individuellement pour un entretien d’embauche avec deux collaborateurs de l’Orangerie.
Chaque candidature fait l’objet d’une discussion en colloque social. La réponse positive ou négative est transmise rapidement par téléphone.

Nous proposons un CDmax de 18 mois suivi d’un éventuel CDmax de 12 mois dont l’attribution est soumise à strictes conditions. 

Lors de son mois d’essai, au cours d’entretiens réguliers avec un encadrant-référent, le futur employé élabore, son projet personnel qui servira de fil rouge à son passage à l’Orangerie.

Cette procédure se termine par la signature d’un « contrat d’accompagnement social ».

Conditions de travail

L’Orangerie exige et garantit trois demi-journées hebdomadaires de travail, mais offre la possibilité d’augmenter ce taux d’occupation selon le volume de travail à disposition, la disponibilité de l’employé et sa motivation.
Il reçoit actuellement une indemnité de Frs 11.90 ou  de Frs 16.25 de l’heure selon qu’il bénéficie ou pas d’une aide financière de l’Hospice général.
L’horaire de travail est de 6h30, 7h00, 7h30 -12h00 et de 13h00 à 17h00.

Insertion & réinsertion 
socioprofessionnelle

Passerelle pour retrouver une place digne au sein de notre société et, si possible un emploi, l’Orangerie est avant tout un lieu d’insertion sociale et de reconstruction personnelle.
Le travail agit comme moyen structurant pour retrouver un équilibre de vie et une certaine confiance en soi.

Travailler à l’Orangerie représente véritablement une force et un atout pour ceux qui veulent redevenir acteur de leur existence.

La rencontre de collègues de travail ayant des  parcours de vie, des expériences et des compétences très variées contribue à l’enrichissement personnel et permet de se sentir moins seul dans son combat quotidien. Ce travail en équipe favorise les échanges et redonne une raison d’être à chacun.

Les travailleurs sociaux de l’Orangerie travaillent quotidiennement aux côtés des employés. Ils les encadrent de leurs compétences professionnelles et utilisent cet espace informel pour entretenir le dialogue, développer un lien différent et approfondir la relation d’aide.

Soutien  social centré sur la solution

La motivation aux changements demeure la condition essentielle pour entreprendre une démarche de réinsertion.

Accompagné par un professionnel du social, chaque employé définit son projet personnel et/ou professionnel durant son mois d’essai. Il définit ce qu’il souhaite voir changer dans sa vie. Ce projet peut évoluer et/ou se transformer au gré de l’évolution de la situation, mais doit engendrer une dynamique de changements, moteur de l’atteinte attendue des objectifs définis par l’employé. Toute cette démarche repose sur le désir de voir une amélioration progressive et tangible de sa vie. 

A la fin du premier mois, ces aspects sont formalisés, sous forme d’un « contrat d’accompagnement social », établi entre l’employé et l’Orangerie.

Ce contrat est présenté  au représentant du réseau social en charge du suivi de l’employé. Il s’implique ainsi concrètement dans la démarche qui gagne alors en efficacité.

Une fois ce contrat  signé, chaque employé bénéficie d’un suivi individuel assuré par son référent avec l’appui d’un co-référent. Ce travail d’accompagnement se fait par le biais d’entretiens réguliers.
Des évaluations ont lieu régulièrement permettant d’apprécier la progression effectuée.

Les nombreux liens et collaborations entre l’Orangerie et le réseau social genevois permettent un accompagnement cohérent de la personne dans sa globalité et contribuent grandement à la réalisation de ses objectifs.

Pour garantir un soutien socio-professionnel optimum, la qualité des prestations sociales offertes par l’Orangerie est évaluée régulièrement.

Enfin, dans le cadre de la formation continue, l’équipe sociale et les contremaîtres se forment à l’Approche Centrée sur la Solution, modèle d’intervention issu de la thérapie brève systémique.

La thérapie centrée sur la solution

est née dans les années 80 et s’inscrit dans le cadre des thérapies brèves qui sont focalisées sur l’avenir et articulées autour d’objectifs. Elle s’inspire de la systémique et des idées de Milton Erikson quant aux ressources des individus.

Issue d’un domaine thérapeutique, cette approche s’utilise désormais dans d’autres contextes comme celui du travail social, de l’éducation et du monde de l’entreprise.

Cette approche se différencie des autres modèles d’intervention par le fait que l’essentiel du travail ne consiste plus à essayer de comprendre la problématique, mais à aider les gens à la résoudre. Elle s’appuie sur l’hypothèse qu’il est plus facile d’appréhender le problème en se concentrant sur les ressources de la personne, sur ce qui fonctionne déjà et sur la manière dont elle souhaite voir évoluer sa vie, plutôt que se pencher sur le passé et l’origine des problèmes.

Le but de l’ACS est de permettre à la personne de recouvrer la confiance qui l’aidera à pouvoir résoudre ses problèmes en trouvant ou retrouvant ses propres solutions.

Livres de références:

l'Orangerie - référence: De l'entretien à la solutionl'Orangerie - référence: Au-delà des miraclesl'Orangerie - référence: Alcool, une approche centrée sur la solution